Les quatre facteurs qui favorisent la satisfaction du personnel de première ligne et les résultats de l’entreprise : Focalisation sur le Canada
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Résumé exécutif
Les 7,5 millions d’employés de première ligne du Canada1 jouent un rôle vital dans la main-d'œuvre mais font face à des défis liés à la rémunération, au développement de carrière et à la flexibilité. Bien que les augmentations récentes du salaire minimum aient aidé,2 de nombreux employés de première ligne gagnent encore en dessous d'un salaire décent,3 et les perceptions sur une rémunération équitable restent mitigées — seulement 57 % des employés de première ligne canadiens et 51 % des managers estiment être payés équitablement.4 Avec environ la moitié (51 %) des employés exprimant une insatisfaction quant à leurs salaires,5 garantir une rémunération compétitive reste une priorité.
Au-delà de la rémunération, la croissance de carrière et la reconnaissance sont des préoccupations majeures. Alors que 65 % des employés de première ligne aspirent à progresser dans leur organisation,6 seulement les deux-tiers se disent quelque peu ou complètement satisfaits de leurs opportunités d'apprentissage et de développement.7 Un sentiment de manquer de reconnaissance ajoute à ce défi — plus d'un tiers des employés de première ligne et 45 % des managers déclarent recevoir peu ou pas de reconnaissance au travail.8 Les femmes, qui représentent 2,6 millions de la main-d'œuvre de première ligne au Canada,9 sont particulièrement touchées car elles sont surreprésentées parmi celles qui reçoivent les salaires les plus bas.10 Le besoin de parcours de développement équitables est particulièrement urgent pour les employés issus de groupes raciaux et ethniques marginalisés, les employés noirs et autochtones étant plus susceptibles de subir une stagnation professionnelle.11 Aborder ces disparités peut aider à créer un environnement plus inclusif et favorable où tous les employés de première ligne ont une chance équitable d'évoluer.
La flexibilité est également devenue un facteur majeur de satisfaction professionnelle et de fidélisation des employés.12 Environ quatre managers et employés de première ligne sur cinq envisageraient de quitter leur emploi pour un poste offrant un meilleur horaire.13 Cela équivaut à environ 6,45 millions d’employés de première ligne risquent de ne pas se présenter au travail demain si des arrangements de travail plus prévisibles et adaptés ne sont pas proposés. Le coût de l'inaction est énorme : environ 481,54 milliards de dollars CAD en pertes potentielles dues au roulement du personnel.14
Comment citer : Smith, E. & Van Bommel, T. (2025). Les quatre facteurs qui favorisent la satisfaction du personnel de première ligne et les résultats de l’entreprise